Comment reconnaitre une dermite estivale d’une autre dermite ?
Mêmes symptômes en apparence mais causes très différentes...
Les différentes dermites ont très souvent les mêmes symptômes. Si nous avons listé les éventuelles causes, il est impératif de pouvoir identifier les particularités symptomatiques de chacune pour adapter un soin topique adapté.
LA DERMITE ESTIVALE
Comme son nom l’indique, elle est « estivale ». Elle n’apparaît qu’aux saisons douces et chaudes pour disparaitre à l’automne. Elle touche la crinière et la queue dans un premier temps et peu se répondre sous le ventre (ligne blanche). Les chevaux se démangent et supportent de moins en moins la présence d’autres insectes. On est dans un cercle vicieux où les démangeaisons génèrent un énorme stress, déstabilisants l’état général du cheval et sa sphère gastro intestinale, laquelle, mal-menée va entrainer une tolérance encore moindre aux agressions extérieures des culicoides et insectes. C’est un engrenage.
Si ces crises apparaissent uniquement dans ces périodes de l’année (printemps/été/un peu l’automne si les températures matinales >10°), il est fort probable que l’on soit dans le cas d’une dermite « estivale », d’autant plus si elle revient d’une année sur l’autre, avec plus de vigueur. La prise en compte du rapport Race/Alimentation/activité physique/état physiologique est un traitement à long terme qui peut considérablement améliorer les symptômes, voir les faire disparaître. Le soin topique (gamme derfen) est indispensable pour éviter l’engrenage, surtout dès les premiers signes de démangeaisons. Le cheval va naturellement redevenir plus serein, réduisant le stress gastrique. L’ajout d’un anti-mouche régulièrement permet d’augmenter cette baisse de stress.
LA GALE DES CRINS
Si les démangeaisons continuent en hiver (nous parlons de températures inférieures ou égales à 10° à l’aube et d’un soleil couché tôt), il est totalement impossible qu’il s’agisse d’une dermite estivale. Même des démangeaisons anecdotiques ou non régulières en période hivernale ne relèvent pas de la DERE mais de ce qu’on appelle la « Gale des crins ». Et qui dit « gale » dit « acariens ». En l’occurrence dans ce cas, il s’agit des « acariens de stockage ». Ces populations se nourrissent des squames et pellicules de peaux mortes du cheval présentes dans les crins. Toutes les chevaux en ont mais lorsque la sècheresse cutanée du cheval est importante, les squames sont plus nombreux et attirent des populations d’acariens plus conséquentes. Il s’en suit des démangeaisons intenses localisées sur la crinière et la queue, faisant largement penser à une dermite estivale. Le soin est d’ailleurs identique à cette dernière mais la gestion alimentaire et la suppression de céréales comme l’orge ou la luzerne donnera des effets assez rapides. L’hydratation interne sera également salutaire - l’eau n’étant pas la réponse – mais des acides gras comme les omégas en parfait équilibre pourront venir palier la carence.
Bien sûr, avec une reflexion race/alimentation, les résultats seront plus probants. D’un point de vue topique, la gamme derfen (spectre large) aide considérablement l’individu, évitant tout comme pour la DERE l’engrenage et l’augmentation du stress gastro-intestinal.
GALE CHORIOTIQUE
Mais d'autres acariens peuvent également venir attaquer les membres. La raisons est la même : l’abondance de squames. Ces populations sont légèrement différentes et portent le nom de chorioptes. Il sont plus présents pendant les périodes humides. Cette gale chorioptique, quand elle se présente au printemps est souvent confondues avec une dermite estivales où les insectes auraient « attaqué » les membres. Si elle apparaît en hiver, elle est prise pour de la gale de boue. Les chorioptes font de long sillons, dépilant la peau par endroit, du boulet jusqu’en haut de la cuisse, en passant parfois par le ventre et le poitrail. Il en résulte des croûtes et des infections bactériennes. Là encore, l’alimentation/race est le premier paramètre à prendre en compte. L’utilisation de lotion spécifique comme le derfongen permet de soulager considérablement.

DÉMANGEAISONS SUR LA TÊTE EN ÉTÉ
Parfois le cheval présente des démangeaisons sur certaines parties du corps comme la tête. Les culicoides ne sont pas friands de cette zone, trop exposée au soleil et trop mobile. Il y a de forte chance que la DERE soit à exclure. Par contre, une dermite atopique, ou simplement une sudation acide de l’animal peut être plus envisageable, "brûlant la peau". Dans le cas d’une sudation acide, un simple nettoyage à l’eau claire régulièrement permet de soulager l'individu. L’alimentation sera également à modifier pour éviter ces excès de transpiration déséquilibrée. Par ailleurs, souvent ces chevaux ont les même symptômes sur le haut de la tête, le long de l'encolure, au niveau du toupet et dans le creux des cuisses.

Dans le cas d’un dermite atopique, l’analyse race/alimentation est de nouveau au cœur de la prise en charge et la gamme derfen et shampoo pour une action topique provisoire.
DES DERMITES LOCALISÉES QUI NE SONT PAS DE LA DERE
Des démangeaisons inopinées peuvent aussi apparaître aux saisons douces sur n’importe quelle partie du corps, plus spécifiquement dans les zones de pli ou ombragées. Elles sont très localisées et présentent une peau pleine de croûtes, voire avec du pue jaune. L’épiderme est creusé sur de petites surfaces et le cheval peut se démanger. Ces démangeaisons ne durent pas (pas plus d’une semaine) mais peuvent s’infecter. Là encore, peu de risque que ce soit une dermite estivale, mais la tique peut être la vraie responsable. Le nettoyage au shampoo tea tree pour assainir et calmer la zone est recommandée. Une protection comme natjely par la suite est très utile.
