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Les Pyodermites

Les Pyodermites

Les pyodermites se manifestent en général par l'apparition de boutons et de zones dépilées, accompagnés parfois de démangeaisons. Trés fréquentes chez le cheval, elles peuvent toucher n'importe quelle zone du corps. Il n'y a pas de prédispositions liées à l'âge, le sexe ou la race.

Les pyodermites sont des infections cutanées causées par des bactéries dites pyogènes (qui conduisent à la formation de pus), le plus souvent des staphylocoques, des streptocoques, ou encore dermatophilus congolensis (responsable de la dermatophilose chez le cheval). Elles peuvent être primaires, sans cause apparente, ou secondaires à des traumatismes comme des frottements, des irritations, des piqûres d’insectes ou de parasites, liées à de mauvaises conditions environnementales (humidité, chaleur..) ou encore des désordres internes.

  Les causes

Les infections secondaires sont les plus fréquentes, et ont pour origine des causes variées :

    - superficielles, liées à l’altération physique de la barrière cutanéeplaies de frottement, lié à un harnachement mal ajusté, plaies de grattage(notamment dans le cadre d’allergies ou de parasitose) ; fragilisation de la peau par des champignons ; piqures d’insectes.

    - immunologiques : affaiblissement du système immunitaire, consécutif à un virus, une maladie, un traumatisme physique ou émotionnel.

    - métaboliques : diabète, utilisation récurrente et inappropriée de corticoides, déséquilibre ou allergies alimentaires.

Les pyodermites secondaires sont récidivantes : elles se manifesteront de façon récurrente tant que la cause de leur apparition ne sera pas traitée.

Les pyodermites primaires se manifestent sur peau saine, et sans qu’aucun traumatisme particulier n’ait été identifié. Elles sont le plus souvent dues à des staphylocoques. Les pyodermites primaires se distinguent des pyodermites secondaires par le fait qu’elles ne récidivent pas.


 Les lésions et leur évolution

Différents types de lésions sont observées :

    - les pyodermites sont dans un premier temps superficielles : elles se limitent à l’épiderme, affectant en premier lieu les follicules pileux (pyodermite folliculaire). Il se forme alors des papules, dues à l’accumulation de cellules inflammatoires dans le follicule. On observe alors à la surface de la peau des bosses, des zones de poils surélevés, avec parfois des croutes à leur base. Ces zones sont généralement très sensibles et oedemateuses. Ces lésions peuvent alors régresser spontanément suite à la réaction immunitaire, mais le plus souvent elles s’étendent progressivement. On observe alors des zones dépilées, donnant au pelage un aspect mité. Ces lésions peuvent être observées sur toutes les régions du corps, mais le plus souvent, et lorsqu’elles sont liées à des zones de frottement de harnachement, se sont surtout le passage de sangle, l’encolure, le dos et le garrot qui sont concernés.

        -  la dermatophilose est une pyodermite superficielle particulière, causée par la bactérie Dermatophilus congolensis. Elle est favorisée par des conditions extérieures humides. Les lésions sont situées préférentiellement au niveau des zones exposées à l’humidité ou à la pluie et où l’eau s’accumule : croupe, dos, encolure, tête, membres. La vie au pré et une litière humide sont des facteurs favorisants. Comme pour les autres pyodermites superficielles, les lésions consistent d’abord en des zones de poils surelevés, avec des croutes à leur base. Les poils s’en vont en pinceaulorsque l’on tire dessus, avec une croute les reliant à leur base.

    - la pyodermite du paturon, encore appelée gale de boue (à ne pas confondre avec la gale d’acarien). Elle démarre en général par des micro-lésions, de type irritation, au niveau des talons ou du creux du paturon, où la peau est fine et sensible. Ces micro-lésions vont devenir le siège de l’infection bactérienne, et vont alors s’aggraver, donnant lieu à des crevasses qui deviendront suintantes et purulentes. Non soignées, elles peuvent favoriser le développement de lymphangites (infection du système lymphatique), nécessitant une prise en charge vétérinaire et l’administration d’antibiotiques. Humidité ambiante, boue, douches répétées sans séchage, mais aussi abrasions dues au sable, photosensibilisation au niveau des balzanes sont des causes fréquentes à la pyodermite du pâturon.

-  en l’absence de traitement, les pyodermites superficielles peuvent évoluer en pyodermite profondes, affectant le derme. Les follicules pileux infectés sont détruits, formant des micro-abcès remplis de pus. On parle alors de furonculose. Les furoncles peuvent par la suite fusionner, conduisant à la formation de nécrose ou d’ulcères cutanés (stade cellulitique). A ce stade, l’état général du cheval est fortement affecté, avec un abattement net observé. 


 Les solutions

Dans tous les cas, il faut agir rapidement pour éviter les complications. Les zones concernées doivent être nettoyées et séchées. Elles doivent être ensuite traitées à l’aide d’une pommade ou d'une lotion hydratante bactériostatique ou antibactérienne (derfen cream ; derfongen, natjely).

Afin de limiter la propagation des germes responsables, il est important de maintenir une hygiène parfaite de l’environnement et de l’équipement en contact avec l’équidé : litière, matériel de pansage et harnachement doivent être nettoyés régulièrement et si possible désinfectés. Eviter les contaminations croisées entre équidés liées à l’utilisation de matériel en commun.

Comme mentionné plus haut, dans la majorité des cas, les pyodermites sont secondaires à un traumatisme. Il est important de l’identifier afin de résoudre le problème, sinon l’infection se répètera.

Fragilisation ou altération de l’épiderme : quelles peuvent être les causes responsables ?

  • Allergies cutanées : DERE, photosensibilisation, piqures d’insectes.. la peau ainsi fragilisée est une porte ouverte aux infections bactériennes. Hydratez bien la peau atteinte et surveillez les éventuelles plaies occasionnées. Surveillez les balzanes, ladres, et autres zones dépigmentées : la peau y est plus sensible aux rayons UV. Certaines plantes, médicaments ou produits topiques peuvent sensibiliser l’épiderme ou réagir aux UV. Vérifiez que les médicaments ou les produits que vous donnez à votre cheval soient non photosensibilisants. Si la réaction n’est pas consécutive à l’application d’un produit inadapté ou un médicament, recherchez dans votre pré : vous y trouverez peut-être l’une de ces plantes (dossier photosensibilisation)
  • Abrasions ou irritations : matériel et harnachement mal ajusté ou abîmé, litière souillée.. vérifiez l’état du matériel (coutures, matelassures), et que celui-ci soit bien ajusté. Evitez les zones de frottements. Vérifiez que les zones de peau en contact avec le matériel ne soient pas dépilées, abimées, ou irritées. Demandez conseil à votre entourage ou un professionnel en cas de doute. N’hésitez pas à remplacer le matériel s’il n’est pas adapté, votre cheval vous en remerciera.
  • Humidité, boue : si possible, éviter de créer des zones de piétinement autour des abreuvoirs, et rateliers en les changeant régulièrement de place. Eviter les écoulements d’eau et l’eau stagnante dans les abris en surélevant le sol. Eviter de mettre une couverture ou un imperméable si le cheval est mouillé ou humide : l’humidité et la chaleur favoriseront l’apparition de dermatophilose. De même, évitez de laisser le cheval avec une couverture trop chaude ou un imperméable en plein soleil, cela favorise la transpiration et la macération de l’épiderme, avec un risque accru de pyodermite. Doucher et nettoyer régulièrement les membres en cas de boue ou de terrain sableux. Surtout, pensez à bien sécher les membres et le pli des paturons après une douche. La ventilation des lieux de vie du cheval (abris, box) est aussi un paramètre important : mal ventilés, ils favorisent l’humidité, la transpiration, l’accumulation de poussières et de vapeurs d’urines, qui fragilisent l‘épiderme.

   

Désordres internes :

  • allergie alimentaire : soyez attentifs aux changements d’alimentation. Si l’apparition de désordres cutanés se fait suite à un changement de la ration ou de l’aliment, l’allergie à l’un des composants est une piste à creuser.
  • immuno-depression : maladie, choc émotionnel, blessure.. recherchez dans les antécédents de votre cheval
  • problèmes métaboliques : maigreur, obésité, diabète, poils ternes (signe de déséquilibre alimentaire ou de carence), problèmes dentaires, ulcères gastriques..

Information à titre indicatif - Ne remplace pas la consultation chez un vétérinaire

Publié le 14/07/2017 par ©Animaderm SAS Dossiers dermites équines 12927