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Parasites, vermifugation et coproscopie

Parasites, vermifugation et coproscopie

PARASITES INTESTINAUX DU CHEVAL, VERMIFUGATION RAISONNÉE & COPROSCOPIE

 

A chaque changement de saison, se pose la question des vermifuges. Quand les faire ? Faut-il les faire ? Est-ce utile d'effectuer une coproscopie ? Si oui, quand et sous quelles conditions ? Dans ce guide pratique à destination des propriétaires de chevaux, nous décortiquons pour vous toutes ces interrogations autour de la vermifugation.

 

Parasites intestinaux du cheval : les connaître pour mieux les comprendre

 

Quels sont les parasites intestinaux les plus courants chez le cheval ?

 

Chez le cheval adulte, il y six types de parasites intestinaux répandus.

 

  • Les ascaris (parascaris)
  • Les petits strongles (cyathostomes) 
  • Les vers plats ou cestodes (ténias)
  • Les oxyures
  • Les gastérophiles (mouche jaune poilues comme une abeille, larves rouges)
  • Les grands strongles (strongylus vulgaris)

 

Il en existe d’autres comme les anguilulles, les cestodes, les grandes douves, les giardias… mais leur présence est moins fréquente ou bien très localisée sur une tranche d'âge. 

 

Comment le cheval peut-il “attraper” des vers ?

 

La plupart du temps l’infestation vermineuse se fait par injestion d’un oeuf, d’une larve ou du vers lui-même. Le cheval analyse son environnement en grande partie avec son nez et sa bouche. Il arrive donc qu’en léchant un mur, une porte de box, un poteau de cloture, un congénère ou même lui-même, il puisse être contaminé. L’herbe peut aussi être vecteur de contamination pour certains types de vers. 

 

Prévention des vers : l’importance de la propreté de l’environnement.

 

La propreté de l’environnement revêt une importance capitale dans la prévention des infestations vermineuses. On l’oublie parfois, mais si les crottins se décomposent dans la nature… c’est justement parce qu’ils servent de festin à beaucoup d’insectes, d’invertébrés et de micro-organismes. Il est impératif de nettoyer les prés et paddocks afin de limiter au maximum les contaminations.

 

Quelles sont les conséquences d’une infestation vermineuse ?

 

Si elle est régulièrement controlée, une petite infestation vermineuse isolée est innofensive. En revanche, en cas de contrôle peu scrupuleux ou d’oubli de vermifuge pendant plusieurs années, une infestation prolongée et très avancée peut s’installer : c’est dangereux pour la vie du cheval. 

 

Que font les vers dans le corps du cheval ?

 

Un cheval sain présente toujours une petite population parasitaire. C’est parfaitement normal. Faisons le point sur les trois types de parasites les plus communs : les ascaris, les ténias et les gastérophiles.

 

Les ascaris (parascaris equorum & parascaris univalens)

 

On parle d’ascaris ou de parascaris. Ils vivent dans l’intestin grêle où les femelles pondent leurs oeufs (que l’on retrouve ensuite dans les crottins). Ils sont surtout dangereux chez les très jeunes chevaux (moins de 2 ans) car leur système immunitaire n’est pas encore suffisamment développé pour leur résister. 

 

Le risque majeur d’une infestation de parascaris est l’obstruction de l’intestin (colique). Plus rare mais pas plus réjouissant pour autant les ascaris peuvent engendrer des complications vasculaires si les parasites traversent les parois intestinales et se logent dans le système sanguin.

 

Les vers plats, cestodes ou ténias (Anoplocephala perfoliata)

Les ténias ne se reproduisent pas à l’intérieur du système digestif de leur hôte. Ils sont ingérés par le cheval lorsqu’il broute et qu’il mange un acarien de l’herbe (oribate) qui se nourrit des larves de ténia et s’en retrouve lui-même infesté. Les ténias vivent au niveau du caecum, très rarement on en retrouve au niveau de l’intestin grêle.

 

Une petite infestation de ténias peut passer inaperçue, elle est souvent asymptomatique et sans grand danger. Dans des cas de contaminations extrêmes, les conséquences d’une infestation de vers plats sont les mêmes que pour la plupart des autres vers du tube digestif : colique, bouchon...

 

Les gastérophiles (Gasterophilus intestinalis)

 

Les gastérophiles sont de petites mouches jaunes et velues comme des abeilles. Elles pondent des oeufs jaunes qu’elles accrochent aux poils des chevaux, souvent sur les membres. 

 

En se grattant ou en groomant un camarade, le cheval ingère les oeufs qui vont se coller sur la paroi de l’estomac. Comme ils prennent de la place dans l’estomac, les oeufs de gastérophiles peuvent être la cause d’un retard de croissance chez le jeune cheval et causer des coliques ou des gastrites. Après éclosion, les larves (rouges et rondes) passent par le tube digestif et finissent dans le crottin où elles vont éclore avant de recommencer leur cycle de reproduction et d'infestation.

 

Comme pour les infestations de ténias, les infestations de gastérophiles sont généralement asymptomatiques. On peut trouver des ulcères gastriques et intestinaux, de l’anémie ou des troubles sans gravité (diarrhées passagère par exemple) chez les chevaux parasités par des gastérophiles mais il n’a pas encore été prouvé que les larves soient responsables de ces états de santé, on estime qu’elles sont un facteur aggravant.

 

Comment savoir si mon cheval a des vers ?

 

Une simple observation de votre cheval donne en général de bons indices sur les probabilités d’infestation parasitaire. Quel que soit le type de vers, une infestation peut se repérer grâce à des symptômes courants : coliques, gastrites, diarrhées, pertes d’état, poil piqué, toux, gonflements de l’abdomen ou amaigrissement soudain mais parfois également : dermite (on y revient toujours). 

 

Mon cheval présente ces symptômes, je dois le vermifuger tout de suite ?

 

Rappelons d’abord qu’un cheval en bonne santé est un cheval qui vit en équilibre avec ses parasites. 

 

Il n’est pas possible et même pas sain de réduire la population parasitaire à 0. De trop nombreuses tentatives pour décimer l’ensemble de la population parasitaire dans le corps du cheval sont dangereuses pour le tube digestif mais également pour l’organisme au sens large.

 

D’autre part, l'utilisation répétée des molécules anthelminthiques (vermifuges) déséquilibrent les populations de parasites. Elles tuent les individus (parasites) sensibles à ces molécules et épargnent les individus résistant : ce qui conduit à des générations d’individus de plus en plus résistants aux vermifuges. On appelle ça la biorésistance

 

Il n’est donc pas question de vermifuger à l’aveugle, de façon systématique ou en masse mais bien de connaître les populations parasitaires de nos chevaux pour vermifuger de façon ciblée et uniquement les chevaux qui en ont besoin. Pour ça, on se base sur un outil simple : la coproscopie.

 

Gérer les parasites intestinaux du cheval : coproscopie & vermifuges raisonnés

 

La corproscopie, qu’est ce que c’est ?

 

La coproscopie permet, par l’analyse des crottins du cheval, de se faire une idée du niveau d’infestation parasitaire du système digestif du cheval. On compte les oeufs présents dans les crottins, ce qui permet d’obtenir une indication sur le nombre de parasites adultes présents dans l’organisme. Les résultats permettent de décider s’il est pertinent de le vermifuger, ou pas.

 

Cet examen permet d’observer notamment les oeufs de strongles. 

 

Les œufs d’oxyures sont plutôt présent autour de l’anus donc absents des crottins. Les ténias sont excrétés de manière non régulière, une coproscopie n’est donc pas l’outil idéal pour se rendre compte de la quantité, même si elle peut affirmer la présence, ou non, d’au moins un de ces parasites.

 

Comment ça fonctionne ? 

 

La quantité d’oeufs présents après analyse coprosocopique permet d’identifier les chevaux qui excrétent plus de parasites que la moyenne

 

En identifiant la quantité de petits strongles, dont l’impact est limité sur l’organisme d’un cheval adulte bien portant, on peut ainsi déterminer les périodes les plus propices à la vermifugation de chaque individu. 

 

Comment faire un prélèvement pour une coproscopie ?

 

Votre cheval suit un calendrier de vermifugation strict, mais vous souhaitez passer à la vermifugation raisonnée. Voici comment faire un prélèvement pour coproscopie :

 

  1. Prélever 3 ou 4 boules de crottin, les plus fraîches possible (dès la sortie de préférence) avec un gant que l’on retourne autour des crottins et que l’on referme avec un noeud pour l’étanchéité après avoir chassé l’air.
  2. Avec un marqueur, écrire le nom du cheval, le jour et l’heure du prélèvement sur le gant (ou la boîte dans lequel vous mettez votre prélèvement)
  3. Conserver le prélèvement au réfrigirateur si vous ne pouvez pas le déposer tout de suite en laboratoire ou au cabinet vétérinaire ou si vous devez l’envoyer par la poste.
  4. Envoyer le prélèvement ou le déposer au laboratoire ou chez votre vétérinaire. 

 

Le prélèvement doit être fait au moins 3 mois après la dernière vermifugation. De cette façon vous vous assurerez d’avoir des résultats pertinents. Les analyses coproscopiques sont généralement effectuées en 48 ou 72 heures et coûtent entre 15 et 30 euros (le même prix qu’un vermifuge). On peut effectuer un prélèvement quelques jours après vermifugation afin de savoir si le vermifuge a été efficace.

 

Quand faire une copro à son cheval ?

 

Pour bien comprendre, il faut s’intéresser au cycle de vie des vers qui peuvent être observables en coproscopie : les grands strongles majoritairement. 

 

Leur cycle de vie fait qu’ils sont présents dans les crottins plutôt l’été (de juillet à septembre).

C’est donc maintenant qu’il faut faire une coproscopie. En dehors de cette période, les résultats pourraient donner de faux négatifs, ou bien de faux “faibles excréteurs”.


Saisonnalité des excrétions de parasites intestinaux du cheval pour coproscopie.

Copro : “Faible excréteur” ou “fort excréteur” qu’est-ce que ça veut dire ?

 

On compte le taux d’infestation en oeufs par gramme (de crottin) ou OPG. 

 

Certains chevaux auront tendance à excréter davantage d’oeufs dans leurs crottins (> 200 opg). Ils sont dits “forts excréteurs”. Les chevaux moins “productifs” (< 200 opg) sont dits “faibles excréteurs”.

 

Savoir dans quelle catégorie d’excréteur se trouve votre cheval permet d’établir un protocole régulier de vermifugation. La coproscopie (effectuée au bon moment dans l’année) permet de définir cette catégorie et donc d’adapter le traitement. 

 

Suite à la coproscopie, comment adapter les vermifuges ?

 

Pour les chevaux dits “fort excréteurs”. Il est plus pertinent de vermifuger au printemps et en été avec un vermifuge adapté aux oeufs analysés pendant la coproscopie afin de limiter l’impact sur leurs congénères moins envahis. On casse ainsi le cycle de l’infestation par un assainissement de l’environnement direct. 

 

Tous les chevaux “fort excréteurs” d’un même groupe (même pâture) doivent être vermifugés en même temps (le même jour et la même heure)

 

Les chevaux “faibles excréteurs” seront vermifugés, avec tous les autres, à l’automne afin de tuer tous les ténias et larves de petit strongles qui auraient échappé à la coproscopie. 

 

Il est inutile de vermifuger en hiver, les larves sont en hibernation, elles ne s’échappent donc pas dans les crottins. Pour les gastérophiles, il convient d’attendre l’automne pour vermifuger, qu’il n’y ait plus de mouche dans l’environnement.


Périodes optimales de coproscopie et de vermifugation raisonnée pour le cheval adulte

Cheval très infesté à la coproscopie : que faire ?

 

Si votre cheval est vraiment envahi, le vermifuger en une seule grosse dose est dangereux. Les cadavres des vers pourraient boucher les intestins, causer des coliques ou pourrir à l’intérieur de l’organisme sans être expulsés… Demandez conseil à votre vétérinaire.

 

Vermifugation raisonnée, coproscopie, quelles conclusions tirer de tout ça ?

 

L’organisme des chevaux est fragile. C’est pourquoi il est important d’adapter le rythme de vermifugation à chaque individu. Il ne sert à rien de vermifuger à outrance, cela peut même s’avérer dangereux sur le long terme. 

 

N’oubliez pas que les vermifuges sont des médicaments, des produits chimiques qui, s’ils sont essentiels pour garder nos chevaux en bonne santé, peuvent endommager grandement l’organisme de votre cheval en cas de mauvaise utilisation. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire.

 

Pour aller plus loin : 

Guide pocket Vermifugation raisonnée IFCE

Dépliant vermifugation IFCE à destination des propriétaires

Ces informations sont données à titre indicatif, ne remplace pas la consultation chez un vétérinaire.

 

Publié le 13/09/2021 par Animaderm Conseils de soins 360

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